Sécurité sur et aux abords des chantiers… Peut mieux faire

Lundi 2 juillet 2012 —

 

​7% des accidents sur autoroute se produisent au niveau d'un chantier. Pour comparaison, c'est le cas de seulement 2,8% et 1,2% des accidents sur les routes secondaires et en ville, respectivement. Pourquoi ces statistiques sont-elles plus élevées sur l'autoroute? Et de quelle manière les risques d'accidents de ce type sur l'autoroute peuvent-ils être réduits? Telles sont les questions qu'AXA s'est posé dans le cadre de ses activités de prévention routière en organisant l’édition 2012 Crashtests à Wildhaus 2012.

Comme l’on démontré les différents crashtests organisés cette année, la moindre baisse de vigilance à proximité de chantiers peut avoir des conséquences dramatiques tant pour les conducteurs des véhicules impliqués que pour les ouvriers travaillant sur les chantiers. En effet près 20% des morts sur chantiers sont dus à des accidents de la circulation.

Scenarios et conséquences

1ère simulation: collision avec un panneau de signalisation.

Un véhicule s'approche d'un chantier de jour. Le conducteur ignore le panneau d'avertissement mobile doté d'amortisseurs de chocs situé en début de chantier. Il le heurte à environ 75 km/h. Malgré les amortisseurs de chocs placés à l’arrière du camion de signalisation, la partie avant du véhicule est totalement écrasée et les jambes du conducteur sont coincées sous le tableau de bord. La chance du conducteur réside principalement dans le fait que l’obstacle était mobile et a donc amorti le choc (le camion a avancé d’environ 50cm). Il en aurait été tout autrement face à un mur ou un arbre.

2e simulation: collision par l'arrière avec un véhicule en panne.

En raison de l'absence de bande d'arrêt d'urgence sur le secteur d'un chantier, un véhicule en panne est immobilisé sur la voie de droite. Le conducteur vérifie la source de la panne sous le capot en laissant son enfant sur un siège bébé à l’arrière du véhicule. Il a omis de placer son triangle. C'est la raison pour laquelle le conducteur qui arrive ne cerne la situation que trop tard et le percute à une vitesse avoisinant les 55 km/h. Par l’effet du choc, le véhicule en panne projette le conducteur par-dessus la rambarde de sécurité en béton, les débris de la vitre arrière du véhicule se répandent dans l’habitacle en touchant le bébé à l’arrière du véhicule

3e simulation: collision avec un véhicule venant en sens inverse au niveau d'un changement de tracé des voies.

Au niveau d'un changement de tracé des voies, un véhicule utilitaire ne suit pas la voie provisoire. De ce fait, il pousse sur le côté un véhicule de petit modèle. Ce dernier traverse les balises du chantier et entre en collision, à env. 50 km/h, avec un véhicule arrivant en sens inverse qui roule à peu près à la même vitesse. Le choc frontal est d’une rare intensité le petit véhicule est totalement détruit à l’avant tandis que l’arrière est projeté contre le véhicule utilitaire. Les dommages matériels sont considérables, les dommages humains à l’avenant.

La prévention avant tout

Ces crashtests organisés à la veille des grandes transhumances de l’été, alors même que les chantiers se multiplient sur les routes, démontrent la nécessité pour chacun, automobilistes et maîtres de chantiers, de redoubler d’attention et de tenir compte des conseil de prévoyances et des règles de sécurité. Garder le contrôle du véhicule, s’octroyer des pauses régulières lors de longs trajets en voiture pour éviter les chutes d’attention, respecter les limitations de vitesse et les distances de sécurité…