Maladies et invalidités : un réel risque de crise financière personnelle

Jeudi 12 avril 2012 —  

 

Communiqué de presse du 12 avril 2012

 
AON et AXA Belgium étudient les différences concernant les couvertures maladies et invalidité entre le secteur public et le privé
 
Bruxelles, le 12 avril 2012 - Ces dernières années ont vu paraître de nombreux articles de presse relatifs aux soins de santé et à l’invalidité en Belgique et en Europe. Intéressés au premier plan, AON et AXA Belgium ont décidé de diligenter une enquête pour mesurer les effets et risques réels de cette situation pour la santé financière des employés du secteur public et non-marchand. Les deux entreprises présentent aujourd’hui les conclusions de leur étude.
 
Alors qu’en 2009 une étude relative aux plans invalidité et frais médicaux avait été conduite par AON et AXA Belgium au sein du secteur privé, c’est au secteur public et non-marchand que nous nous sommes intéressé pour cette dernière enquête portant sur un échantillon aussi large et diversifié que possible.
 
Invalidité
Dans un contexte où de plus en plus de gens font appel d’une manière ou d’une autre à une assistance en cas d'invalidité, l’INAMI a réalisé en 2011 une étude des facteurs explicatifs de l’augmentation du nombre d'invalides. Selon cette dernière, la cause de l’augmentation est en fait à rechercher dans la combinaison de plusieurs facteurs tels que l’augmentation de l’âge de la retraite pour les femmes, augmentation de la population active, vieillissement de la population, etc. En outre, il est intéressant d’observer l’importance particulière prise par les maladies psychiques et les trouble locomoteurs dans la globalité des invalidités déclarées.
 
Le coût économique de ces invalidités augmente sans cesse du fait de l’augmentation du nombre de jour d’invalidité qui est passé de plus de 63 millions en 2005 à plus de 73 millions en 2009 pour un coût passant de 2,2 milliards d’euros à 2,8 milliards sur la même période. Le coût de chaque journée d’invalidité passant de 34,3 euros à 38,9 euros. Vu l'évolution au cours des dernières années et le vieillissement de la population, il n’y a aucune raison de penser que cette tendance ne se poursuivra pas à l'avenir. En effet, on constate que les périodes de récession provoquent généralement un accroissement du phénomène.
 
Assistance soins de santé
Il ressort des statistiques assureurs qu’un belge sur 10 est hospitalisé chaque année. En cas d’hospitalisation, les frais ayant trait à la chambre, aux soins et aux médicaments sont parfois très élevés. Malgré la générosité de notre système de sécurité sociale et l'injection connexe de moyens budgétaires, les Belges sont toujours plus nombreux à souscrire une assurance complémentaire. En 1997, les assurances complémentaires ne comptaient que 4,5 millions d’affiliés ; en 2008, leur nombre s’élevait à 7,8 millions. Parmi ces affiliés, 4 millions sont assurés via une assurance de groupe auprès d'une entreprise privée, 1,3 million via une assurance individuelle auprès d'une entreprise privée et 2,5 millions via une mutuelle. Le rôle des employeurs dans ce domaine est dans tous les cas très important.
 
En ce qui concerne les différences entre le secteur public et le privé dans le type de couvertures offertes par l’employeur, elles sont nombreuses. Alors que le privé offre une garantie illimitée, le secteur public va plutôt proposer une couverture correspondant à trois fois l’INAMI. Celle-ci sera d’ailleurs facultative dans 50% des cas alors qu’elle est obligatoire pour tous les membres du personnel dans le privé. A noter également que la franchise à charge du malade peut monter jusqu’à 350 euros alors qu’elle est limitée à 125 euros dans le privé.
 
Un marché de l’emploi concurrentiel
Du côté du particulier, les procédures médicales et les soins de santé sont de plus en plus onéreux et que les technologies mises en place sont de plus en plus pointues… La couverture INAMI, même multipliées par un coefficient 3, peut s’avérer largement insuffisante pour faire face aux coûts réels d’une hospitalisation ou de soins prodigués en cas de maladie grave, persistante ou chronique par exemple. En ces cas précis, une couverture illimitée s’avère infiniment plus intéressante. Or, l’administration publique, en tant qu’entreprise et qu’employeur, se prive d’un atout de poids en matière de recrutement et de conservation des collaborateurs. Alors que le secteur privé offre généralement une couverture extrêmement large à titre de rémunération complémentaire, le secteur public reste quant à lui à la traîne. Or l’assurance hospitalisation et invalidité fait partie des critères reconnus comme les plus importants par les employés et candidats. En cette période particulièrement concurrentielle sur le marché de l’acquisition de talents cet argument peut faire la différence entre deux offres concurrentielles venues l’une du secteur privé et l’autre du secteur public. Sachant que le talent management est l’un des défis les plus sensibles du moment, la question est loin d’être négligeable.
 
AXA Belgique
Benoit Lempkowicz, Porte-parole
02/678.68.05 – 0497/59.38.24

 

 

AON Hewitt Belgium
Muriel Lejour
02/730 98 26 – 0494/56 65 76
muriel.lejour@aonhewitt.com

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AXA en Belgique
3 millions de clients font confiance à AXA pour leurs assurances et produits bancaires, soit une famille sur deux. Pour ce faire, elle travaille en collaboration avec 5.000 courtiers d'assurances et 920 agents bancaires indépendants, et compte plus de 5.000 collaborateurs. En 2011, AXA Belgium a réalisé un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros.

Aon Hewitt
Aon Hewitt est leader de marché mondial en Human Capital Consulting, Benefits Administration et HR Business Process Outsourcing. Aon Consulting et Hewitt Associates sont dorénavant connus sous le nom Aon Hewitt, comptant 29.000 collaborateurs dans 90 pays. Aon Hewitt fait partie de Aon Corporation. En Belgique, Aon Hewitt a également une position de leader sur le marché.