Plus de la moitié des accidents de circulation ont lieu en ville : cette année, les crash-tests d’AXA y sont consacrés.

Mardi 6 juillet 2010 —

Communiqué de presse du 6 juillet 2010

Voitures, motos, scooters, vélos, piétons, poids lourds, tram et bus : en ville, la circulation est plus diversifiée, plus frénétique et plus confuse que partout ailleurs. Elle y est aussi beaucoup plus dangereuse. La preuve ? Plus de 55% des accidents de circulation en Belgique ont lieu en ville, occasionnant plus de 29.400 victimes (sur un total de plus de 56.500 en 2008), dont une bonne partie d’usagers « faibles » (piétons et cyclistes).

Les crash-tests organisés ce 1er juillet par AXA Winterthur (Suisse) et DEKRA (institution indépendante pour la prévention routière) pour la 25e année ont une fois de plus mis en évidence les dangers de la circulation routière. Avec ces crash-tests, AXA en Belgique veut encore souligner l’importance de la prévention dans ce domaine. Car si le métier d’un assureur est de couvrir les risques, sa responsabilité est de tout mettre en œuvre pour aider à les éviter, par le biais de campagnes de prévention nationales et locales.

28% des victimes aux centres-villes sont des usagers faibles

En 2008, on comptabilisait en Belgique 56.587 victimes d’un accident de la route. C’est 22% de moins qu’il y a dix ans mais c’est évidemment encore beaucoup trop. Il reste notamment des efforts à fournir aux centres-villes, où l’on recensait 29.403 victimes (52% du total) en 2008. De plus, les accidents de circulation en centres-villes touchent dans une grande proportion les usagers faibles de la route, à savoir les piétons et les cyclistes. En 2008, il y a eu 3393 victimes piétonnes et 4855 victimes cyclistes en zones urbaines. Cela représente 28% du total des victimes aux centres-villes et 14,6% du total des victimes d’un accident de circulation, toutes routes confondues.

Parmi les usagers faibles victimes d’un accident de circulation (dont une grande partie en zone urbaine), 185 sont décédées en 2008, soit 19,6% du total des décès recensés durant cette période (944 personnes). Par rapport à la moyenne européenne de 26,7%, la Belgique s’en sort bien, mais il est encore possible et nécessaire de faire mieux.

Crash-tests

Pour faire prendre conscience des dangers de la circulation urbaine, AXA Winterthur et DEKRA ont consacré cette année leurs crash-tests à des situations d’accidents rencontrées régulièrement en centres-villes. Ces crash-tests ont une fois de plus mis en évidence que des mesures préventives s’avéraient nécessaires.

  • 1er crash-test : un vélo électrique percute une voiture en stationnement
    En milieu urbain, les cyclistes sont particulièrement exposés. Lors de notre crash-test, un vélo électrique est lancé à 40 km/h dans la portière d’une voiture en stationnement. L’analyse des conséquences de ce type d’accident démontre que les blessures peuvent être très graves pour le cycliste, à la tête et au thorax.
    Il est cependant possible de limiter considérablement le risque de blessures graves grâce au port d’un casque. Si cette pratique est relativement bien intégrée chez les motards, elle est encore trop peu répandue chez les cyclistes. C’est sur ce point qu’il convient de mettre l’accent.

  • 2e crash-test : deux scénarios de piétons renversés par une voiture
    Les piétons sont aussi très exposés aux accidents de circulation dans les centres urbains : près de neuf piétons sur dix victimes d’un accident de circulation le sont en centre-ville. Dans notre crash-test, un piéton est renversé par une voiture roulant à 30 km/h. Dans une seconde phase, le piéton est renversé dans les mêmes circonstances par une voiture roulant à 60 km/h. Dans le premier cas, malgré que le piéton soit projeté à 8 m de la voiture, un adulte en bonne santé a de grandes chances de survie, malgré des blessures. Dans le second cas, le piéton est projeté à près de 30 m du lieu de l’impact, ne lui laissant que des chances de survie très limitées.
    Souvent, les accidents impliquant des piétons sont dus à un manque de visibilité de ceux-ci, surtout au crépuscule, par mauvais temps ou la nuit. Il est dès lors important que les piétons se rendent le plus visible possible, en portant des vêtements clairs et réfléchissants dans la pénombre. Mais il faut aussi améliorer l’aménagement des routes, en privilégiant les refuges pour piétons et en contraignant les automobilistes à réduire leur vitesse à proximité d’un passage pour piétons.

  • 3e crash-test : collision d’une voiture avec une plateforme élévatrice d’un camion
    Dans les centres urbains, les camions de livraison sont une source de danger permanente. Même les poids lourds à l’arrêt peuvent avoir de graves conséquences. Par exemple, une plateforme élévatrice ouverte ne laisse aucune chance de survie au conducteur d’un véhicule qui la heurte à une vitesse de 60 km/h.
    Il faut dès lors absolument améliorer la visibilité de ces plateformes, le plus en amont possible, par exemple à l’aide de cônes. Les plateformes ne devraient aussi être abaissée que le temps de la livraison, et remontées dès qu’elles ne sont plus utilisées, même pendant un court instant.

 

 

Pour plus d’informations, pour recevoir les photos et les vidéos des crash-tests:

Service presse d’AXA en Belgique
Valérie Nouille 02/678.73.46
press.axa@axa.be

 

 

 

​La vidéo des crash-tests peut être visionnée, partagée et même intégrée sur votre site Internet via le lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=5t8cBsep1_o Des photos sont également disponibles sur demande au service presse.